La Rota Vicentina
Le Sentier des Pêcheurs

Zambujeira do Mar > Almograve - 22 km

Vendredi 6 Septembre 2024

9ème étape

 

Nous vivons tous, ici-bas, à bord d'un navire parti d'un port que nous
ne connaissons pas et voguant vers un autre port que nous ignorons.
Nous devrions avoir les uns envers les autres
l'amabilité de passagers voyageant ensemble.


Fernando Pessoa

 



Les premières lueurs de l'aube...


La plage de Nossa Senhora





Le Port de pêche de Entrada da Barca à 3 km de Zambujeira do Mar.






Dès le matin, j'en ai plein les yeux...









Les Griffes de Sorcière et les falaises...



Il y a de quoi s'émerveiller !








Le phare de Cabo Sardão à mi-chemin de l'étape...



L'émerveillement devant cette côte spectaculaire est permanent...








Je rencontre Kaya, une américaine de New-York...





Après ces beaux panoramas côtiers, le sentier fait un détour à l'intérieur des terres...


Là, une ferme avec quelques chèvres...


et là, quelques chevaux !...


Une chapelle au cœur de la localité de Cavaleiro...



Je retrouve la côte et les falaises...





Selfie avec une randonneuse allemande...



Décor saisissant fait de sables rouges et de rochers escarpés...









Entre Ponta da Carraca et Entrada do Pau, le sentier fait un détour
par l'intérieur
et traverse une forêt de pins...


            




Et retour sur la côte par des sentiers sablonneux....








...Et traversée de dunes...


 

ALMOGRAVE


    9ème étape - Zambujeira do Mar > Almograve (Quelque peu difficile)
    Distance : 22 km - Dénivelé + 200 m -- Dénivelé - 200 m


    Je quitte l'hébergement "Hostel Nature" à 7h.  Après une incursion en bord d'océan, je prends une piste
    parallèle à la route qui est bien aménagée. Je descends ensuite vers un petit port de pêche, pour remonter
    sur les hauteurs par une série d'escaliers. Je retrouve ces magnifiques panoramas embellis par les rayons
    du soleil levant. Je marche ensuite sur une longue piste de terre légèrement sablonneuse qui serpente au
    milieu des griffes de sorcière et d'arbustes que je crois être une variété de mimosas.
    Après un moment, j'arrive au Cabo de Sardao où il y a un phare.
    Il y a beaucoup de points de vue tout autour avec des passerelles aménagées...

    Je rencontre une américaine de New-York qui s'appelle Kaya. Elle me demande de faire un selfie.
    On en fait chacun un.  Je croise plusieurs autres marcheurs qui sont partis ce matin d'Almograve.
    Un peu plus loin, je passe devant une ferme où il y a des chèvres et j'arrive dans une localité, Cavaleiro,
    où il y a une cafétéria. Je prends un coca avec des chips.  Il reste 9 km pour arriver à l'étape.

    Je quitte le village en prenant une piste qui passe entre des terres agricoles et me ramène au bord des
    falaises où je retrouve de nouveau des sentier sablonneux.
    Je rencontre des jeunes hollandaises et une allemande de 60 ans parlant bien le français avec laquelle
    je fais un selfie. Un peu plus loin, je traverse une forêt de pins où se mêlent des mimosas, des eucalyptus
    et autres essences... Je fais une pause et reprends le chemin qui me ramène peu à peu sur les falaises...

    À partir de là, il y a un long cheminement sur un sentier sablonneux qui passe au plus près du bord des
    falaises avec encore de magnifiques points de vue ! Certains passages au milieu des dunes sont plus
    difficiles et ralentissent l'allure. J'arrive au-dessus d'un petit port de pêche et un peu plus loin, je prends
    une voix piétonnière qui m'amène à l'entrée d'Almograve.

     

 


Hébergement à Almograve
Beach Hostel - Rua do Brejo Longo, 8
Petit dortoir de 4 lits
Cuisine et petit-déjeuner sur place
3 coquilles




 





Le port de pêche de Lapa das Pombas en contrebas de Almograve


 


    Le Gardeur de troupeaux  (Extrait)


    Mon regard est net comme un tournesol.
    J'ai l'habitude d'aller le long des routes
    Tout en regardant à droite et à gauche,
    Et de temps en temps derrière moi.
    Or ce que je vois à chaque instant
    Est cela même qu'auparavant je n'avais jamais vu,
    Et je sais fort bien m'en rendre compte.
    Je sais obtenir le saisissement essentiel'
    D'un nourrisson qui, à sa naissance,
    Remarquerait qu'il est bel et bien né.

    Je me sens nouveau-né à chaque instant
    A l'éternelle nouveauté du monde.
    Je crois au monde comme à une marguerite,
    Parce que je le vois.
    Mais je ne pense pas à lui
    Parce que penser, c'est ne pas comprendre.
    Le monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui
    (Penser, c'est être dérangé des yeux)
    Mais pour que nous le regardions et en tombions d'accord.

    Moi je n'ai pas de philosophie : j'ai des sens.
    Si je parle de la Nature, ce n'est pas que je sache ce qu'elle est,
    Mais c'est que je l'aime, et je l'aime pour cela même,
    Parce que lorsqu'on aime, on ne sait jamais ce qu'on aime
    Pas plus que pourquoi on aime, ou ce que c'est qu'aimer.
    Aimer, c'est l'éternelle innocence,
    Et la seule innocence, c'est ne pas penser.


    Fernando Pessoa


 

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