Le Chemin Côtier Portugais
Labruge > Póvoa de Varzim - 15,6 km

Vendredi 13 Septembre 2024

2ème étape

 

J'ai toujours préféré la folie des passions
à la sagesse de l'indifférence


Anatole France

 



Longues passerelles en bois le long des plages...





La journée s'annonce chaude et ensoleillée...


Capela de São Paio



Quelques réalisations originales le long du Chemin...














Grande et belle plage (Praia de Mindelo)





J'arrive en vue de Vila do Conde...



Quelques vues en traversant Vila do Conde...








Le port de plaisance...








Le port de pêche







                                                






Le bain rafraîchissant !

           



Le port de plaisance à Póvoa de Varzim


Église de Nossa Senhora da Lapa à Póvoa de Varzim



Póvoa de Varzim

 

Profil de l'étape


    Vendredi 13 Septembre
    2ème étape du Chemin Portugais par la côte. Senda Litoral.

    De Labruge à Póvoa de Varzim. 15,6 km.

    Je quitte l'albergue à 7h. Je prends en sens inverse la route prise hier soir pour aller à l'albergue
    et je retrouve le bord de l'océan et les passerelles en bois. 
    La traversée de la première localité Villa Chã est assez longue. Il y a des petites maisons traditionnelles
    et aussi de belles villas qui doivent être des résidences secondaires. Ensuite, il y a une déviation pour
    cause de travaux sur les passerelles en bois qui nous fait passer par une zone agricole et une zone boisée.
    C'est un chemin de terre entouré de cannes (Genre cannes de Provence) qui passe au milieu des pins,
    des acacias et  des mimosas....

    Après ce détour, je retrouve le bord de l'océan et la passerelle en bois qui passe au milieu des dunes.
    Je retrouve aussi les griffes de sorcière qui étaient si nombreuses sur le Sentier des Pêcheurs.
    Je rencontre un couple de Bretons venant de Saint-Brieuc qui passe quelques semaines au Portugal
    avec leur camping-car. On discute un moment et puis je repars toujours sur la passerelle. 

    Je quitte alors le bord de l'océan pour traverser une zone pavillonnaire et emprunter un pont qui enjambe
    le Rio Ave. J'entre dans Vila do Conde où j'avais passé une journée en 2007 lorsque je marchais sur le
    chemin intérieur. J'avais fait une incursion pour passer une journée au bord de l'océan...
    Je m'arrête dans un parc pour un temps de repos. Je rejoins le bord du fleuve que je vais suivre jusqu'à
    l'embouchure et j'arrive à nouveau au bord de l'océan. Il y a un monument qui commémore la première
    tentative de débarquement d'une escouade en juillet 1832 et un peu plus loin se trouve un fort avec des
    tourelles.

    Il y a une petite plage et comme j'ai du temps, que l'étape n'est pas longue, j'en profite pour aller me
    baigner. Il y a des petites vagues et l'eau est un peu fraîche 16 ou 17 degrés, mais c'est bien agréable.
    À côté, il y a un petit snack et après m'être séché et  rhabillé, je vais manger qqch et boire un verre... 

    Il reste 4 km pour arriver au centre de Póvoa de Varzim où j'ai mon hébergement, que je vais parcourir
    en suivant un paseo très agréable le long de la côte. J'arrive à l'Hôtel Rêve d'Or à 15h.
    C'est central et très calme en face du Mercado Municipal.

     



    Récit de Raphaël Chouraqui (Copié avec son autorisation sur les publications FaceBook)
    Octobre 2025
    Labruge > Póvoa de Varzim - 15,6 km

    Le Sentiment Océanique...

    Nous longeons l'Atlantique, dont les vagues, inlassables, caressent les étendues de sable fin et portent
    les surfeurs sur le rivage. Mon regard se perd dans l'immensité bleue, interrompue seulement par le vol
    majestueux des goélands. Pour préserver cette beauté fragile, nous empruntons d'élégantes passerelles de
    bois qui serpentent au-dessus des dunes, sentinelles végétales protégeant le littoral des assauts du vent.

    Le chemin nous mène à un point de transition : le franchissement du pont sur l'Ave. Ce passage marque notre
    entrée dans Vila do Conde, dont l'histoire, inscrite dans la pierre, se révèle à chaque pas. Le centre historique
    est un labyrinthe de ruelles où l'architecture ancienne raconte des siècles de vie.
    C'est un détour incontournable, une parenthèse hors du temps avant de reprendre notre marche.

    Cette courte étape s'achève à Póvoa de Varzim. La ville s'offre à nous, cosmopolite et vibrante, perchée
    au-dessus de l'océan. Elle promet une halte animée, un mélange de loisirs et de distractions bien mérités
    après l'effort. La machine retrouve les sensations du chemin pas après pas. km après km, je suis toujours
    étonné de l'immense capacité du corps à se régénérer et à s'adapter à l'effort. Le rythme s'installe, régulier,
    comme le métronome d'une persévérance obstinée. L'argile façonnée par l'effort, révèle une capacité de
    résilience presque mystique. Il se délie, s'affûte, transcende la douleur initiale pour se muer en une bête
    de somme endurante.

    C'est là que réside la véritable magie de la marche : Cette aptitude insondable de l'organisme à supporter
    l'épreuve et à s'y adapter, devenant à chaque aube plus fort, plus apte à épouser les exigences du chemin.
    Le corps n'est pas un fardeau, mais un allié prodigieux qui, sous l'aiguillon de l'effort, révèle sa force brute
    et sa sagesse silencieuse.

    Mais au-delà des paysages, de la résilience d'un vieux corps, c'est la richesse humaine qui a marqué cette
    journée. J'ai eu le bonheur de croiser le chemin de Fernando et Neila, dont le sourire et les paroles échangées
    m'ont réchauffé le cœur.
    Et puis, il y a eu cette incroyable mosaïque de pèlerins, chacun portant son histoire, son espoir.
    Du Brésil, de Germanie, d'Israël, d'Australie, de Malaisie, de Suisse, de Pologne et de France...
    Tels des fragments d'un monde lointain réunis ici, le temps d'une étape, par la même quête. Ces rencontres
    furtives, ces liens tissés sur le fil de la route, rendent le voyage inoubliable, prouvant que même au bout du
    monde, l'humanité a un visage commun.

    Il est temps de passer sous la douche, faire la lessive du jour et quelques massages des jambes et des bras
    pour évacuer les tensions et éliminer les toxines...
    Demain sera un autre jour.
    Telle est la vie de pèlerin, simple et pourtant pleine de rencontres et de surprises...

     



    Hébergement Hôtel Rêve d'Or - Alojamento local
    Praça Marqués de Pombal, 18 - Póvoa de Varzim
    Chambre à 2 lits avec salle de bains.
    Les propriétaires parlent français.
    4 coquilles

     

     

 


 

 


Caminando hacia la Tolerancia

(Sur le chemin de la tolérance)

Terre rouge d'Espagne qui craque sous mes pas
Hors du temps, hors les lois de ce monde sauvage
Garde le souvenir, pour moi de ce voyage
Que j'avais entrepris comme un pèlerinage Païen, sportif, incandescent !
Mais je ne savais pas, là bas, sur le chemin Que m'attendait
Mon frère, ma sœur
Ma vérité profonde
Une parcelle enfouie de l'essence du monde
Venue des horizons où je n'existais pas
Mathias et Mélissa,
Eduardo, Barbara
Et tant d'autres encore !
A l'instant échangé, souffrance et plénitude
Emotions partagées
Nues et multipliées.
Univers lumineux sur cette terre rude.
Ecrasés de soleil,
Ruisselants et heureux.
Au rythme de chacun, les routes s'entrecroisent
Et des mots maladroits s'échappent de nos corps
Nous partageons alors
Sans armes et sans bagages
Le privilège de n'être qu'un atome du corps
De cette humanité.
Entre vignes et blés, montagnes et collines
Entre plaines dorées et vallons endormis
J'ai retrouvé sans bruit
La vie qui nous anime.
Comme un fou de bonheur,
Au fond de ma poitrine
Tel un cheval fougueux, mon cœur s'est emballé
Des villages ocrés ont ponctué ma quête
Alors, j'ai mesuré
L'inutile conquête
De l'argent ! Du pouvoir !
Aux âmes partagées.
Etre si prés du sol,
Marcher à ras de terre
Humblement, lentement, permet de méditer
Et pousse inconsciemment l'esprit à s'élever.
Hélas, ce jour venu ce voyage s'achève
Chez moi la vie m'attend
Que je vais retrouver
Je ramène avec moi l'intensité du rêve
De partage et d'amour, et de fraternité…


26 juin 2002
Dans le bus du retour, nous traversons Estella,
mes pensées vont à celles et ceux qui poursuivent le chemin.

Alain Puyssegur


 

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