Mardi 27 Septembre 2016 : Boimorto > Arzua > Santa Irene   (27 km)

 

Étape 37/38

 


    La fête d'abord


    Il y a des rabat-joie
    Je serai relève-joie

    Il y a des bonnets de nuit
    Je serai bonnet de jour

    Il y a des souffre-douleur
    Je serai sauve-douleur

    Ne me parlez plus d'oiseaux de malheur
    Je veux être pour toujours
    Un petit - même tout petit -
    Marchand de bonheur

    À chaque jour suffit sa joie
    N'est-ce-pas ?


    Claude Haller


La joie des autres est une grande part de la nôtre...

Ernest Renan



                                           
Les grands eucalyptus qui jalonnent le Chemin


A mon passage, les chevaux viennent aux nouvelles...



Stèles à la mémoire de pèlerins décédés sur le Chemin






Un bel alignement...



Je commence à rencontrer davantage de pèlerins... Santiago n'est plus loin...






Encore deux stèles à la mémoire de pèlerins décédés sur le Chemin






Une fontaine transformée en petit sanctuaire...
 


    Je quitte l'Albergue à 6h, mais à la différence des jours précédents, il n'y a ni lune, ni étoiles...
    Il bruine une pluie à peine perceptible qui enveloppe la nature dans un brouillard vaporeux.
    Je rejoins Arzua qui se situe à 11 kilomètres en suivant des petites routes peu circulantes.
    Arrivé dans cette localité, je vais dans un bar prendre un petit-déjeuner et faire tamponner
    ma crédenciale.

    J'entre alors dans la longue file des pèlerins qui s'étire sur ce Camino Francés que je viens de
    rejoindre. Les pistes sont belles, larges, en terre ou goudronnées avec quelques traversées de
    hameaux. Il ya des fontaines et des bars presque tous les kilomètres... Les pèlerins sont une
    manne providentielle pour les habitants de cette région !
    Là, le pèlerin est bien assisté, on prend soin de lui, on le nourrit, on le "coucounne"...

    Quelques belles traversées de forêts d'eucalyptus et quelques itinéraires le long de la N637.
    Dans l'ensemble, c'est un itinéraire facile, avec peu de dénivelés.
    J'arrive à 14h à l'Albergue Santa Irene où j'ai réservé un lit. Je donne tout mon linge à laver
    et à sécher. Je fais une bonne sieste avant de mettre à jour mon carnet, de trier mes photos
    et de finir mes textes pour FB et le site de mon Association du Var.
    J'échange un moment avec un Français qui prévoit de faire le tour du monde l'année prochaine.

    Le soir dîner à l'Albergue avec ce pèlerin globe-trotteur et 2 pèlerins bulgares.

     


Les belles pistes du Camino Francés
 

 

Hébergement à l'Albergue Privado de Santa Irene
En el pueblo de Santa Irene - Tél. 981 51 10 00
15 places en dortoirs - WIFI
Draps et serviettes fournis
J'ai payé 40 euros pour la nuit, le dîner et le petit-déjeuner
et mon linge lavé et séché.
 (4 coquilles)


    Excès de réel

    Dieu a voulu la chair béate et les cinq sens rassasiés.
    Chair d'abord, le dogme de la résurrection de la chair
    Oui "la vie est belle et j'adore le Dieu qui m'a fait naître".
    Il n'y a rien de meilleur au monde, rien de plus pur, de plus noble,
    de plus parfait, de plus divin que l'amour, je veux dire l'amour physique,
    organique, substantiel, cet "excès de réel", comme le nomme Paul Valéry,
    le gai alcool du matin, le charmant soleil de la vie.
    La grande morale, c'est la morale du plaisir.
    Si l'homme était heureux, innocemment et naturellement heureux,
    si le plaisir régnait ici-bas, sans ambiguïtés ni malédictions,
    il n'y aurait plus sur la terre ni violence, ni haine, ni guerre, ni révolution,
    il n'y aurait plus de Mal.


    Joseph Delteil

 

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