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 La Iglesia de Santa Maria de Duero au soleil levant
 La longue piste qui m'emmène aux abords de Valladolid
 La pause, avec au-dessus de ma tête le sommet des pins...
 J'arrive au centre de Valladolid
Ci-dessous... au hasard de ma visite...
 La Iglesia San Benito Le clocher de la Cathédrale
 L'Hôtel de Ville sur la Plaza Mayor
 Iglesia Santa Maria la Antigua
 La Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption
 Iglesia Santa Maria la Antigua


 Rétable dans le chœur de la Cathédrale
 Musée National de Sculpture Polychrome Iglesia San Pablo
 Un Saint-Jacques Matamore
J'ai décidé de faire cette étape hors-chemin pour visiter Valladolid qui ne se trouve pas sur le tracé du Camino de Madrid.
Après le petit déjeuner à l'albergue et une longue discussion avec l'hospitalero, je prends le Chemin à 8h. Je traverse la localité (Puente Duero) et ensuite je suis une longue piste au milieu des pins qui s'allonge presque jusqu'à l'entrée de Valladolid.
Là, je trouve un bus qui est à son terminus et qui m'emmène au cœur de la cité. Je me sens un peu affaibli par l'antibiotique que j'ai pris pour contrer le mal de dents qui m'a pris hier soir.
Je vais à l'Oficina de Turismo où je rencontre Arturo le Président de l'Association Jacquaire de cette région. La jeune femme qui me reçoit se met en quatre pour me donner les renseignements dont j'ai besoin et elle me trouve une Pension située pas très loin de la Plaza Mayor.
L'après-midi, après Tapas et Cerveza, je fais une visite de cette ville où l'ambiance est sympathique et qui est dotée d'un riche patrimoine architectural et artistique.
Le soir dîner sur La Plaza del Val près de la Pension où je loge.
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Façade et Portique de l'Université de Valladolid
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Hébergement à la Pension Val II - Plaza del Val - Valladolid Chambre avec salle de bains - Central et Calme Prix pour la nuit : 25 euros (3 coquilles)
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Points d'inflexion
Le point d'inflexion est un lieu du corps féminin, ou masculin, qui recèle une parcelle de charme, un espace sur lequel vagabondent le rêve et le sens. Le point d'inflexion agit comme un
déclencheur et est censé émouvoir avant tout. Tout le corps est ainsi parsemé de « points d'inflexion.
Étant donné leur nature discrète, ils ne se livrent vraiment qu'après une approche, qu'on pourrait appeler herméneutique,
complexe. Chaque femme possède nécessairement un capital de points d'inflexion qui, pour la plupart,
résistent à l'âge. L'homme dispose d'un capital similaire, bien qu'il soit situé ailleurs.
La jeunesse d'un corps augmente la richesse des points d'inflexion, mais cette
richesse ne se décline qu'au présent. Il est deux types de points d'inflexion : ceux qui sont visibles au premier
abord, perceptibles par le tout-venant et ceux qui nécessitent une connaissance approfondie de la personne désirée
afin d'être perçus, car leur découverte n'est pas à la portée de tout regard.
Dans le cadre ouvert de la séduction, seul le regard d'Autrui peut trouver en
moi les points d'inflexion originaux et inhabituels, que je porte parfois même sans y prendre garde.
Sur le corps, un inventaire discret peut être dressé : Il faut chercher le plus
grand nombre de points d'inflexion dans les endroits de liaison : cou, attaches de la clavicule, épaules,
aisselles, chute des reins, galbe des seins, cambrures féminines ou courbures du torse masculin, paupières closes ou
entrouvertes, lèvres.
Un point d'inflexion peut être indifféremment une tache, un creux, un grain de
peau, une surface lisse, des plis aux coins des yeux, un cil recourbé, une lèvre ourlée... Les muqueuses sont
généralement tapissées de points d'inflexion ; l'épiderme doux et élastique en regroupe un grand nombre.
Enfin, un troisième type de points d'inflexion, plus abstrait que les deux
types précédents, peut naître à la lecture cinétique d'un geste, d'un mouvement de bras ou d'un déplacement de l'ensemble
du corps.
La voix (fluidité, musicalité, chaleur, beauté) est chargée de signes
algébriques positifs ou négatifs. Le chaud, le froid, le mou, le dur, le faible, le fort sont autant d'éléments qui donnent
un sens au tapis sensible de l'inflexion. Un point d'inflexion est de signe constant. Le regard désirant de celui qui
cherche à séduire est « informé » de cette touche délicatement enchâssée.
Le travail artificiel de la femme visant à accentuer ses moyens de séduction
intervient le plus souvent en doublure de ses points d'inflexion. À l'inverse, lorsqu'un artifice aussi apparent que
le maquillage est imparfaitement exploité, il alourdit d'autant ce qu'il y a d'aérien dans le point d'inflexion.
Chacun peut toutefois se prévaloir d'un quantum de séduction, lié à sa capacité de mettre à profit la versification innée de ses points d'inflexion dont la synthèse compose ce qui s'appelle communément « charme ».
Que ces « lieux de charme » deviennent des espaces de vagabondage, voilà à quoi
aspirent ceux dont la nitescence d'un regard ou l'infinité du point dérisoire, que décline
l'inflexion, aimantent comme la fleur carnivore attire sa proie.
Malek Chebel - Le Livre des Séductions
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