J'attends 7h, l'ouverture de la Cafétéria Los Chopos pour prendre mon petit déjeuner et faire le plein d'eau fraîche.
Le parcours est un peu similaire à celui de la veille. Comme chaque matin, j'enchaîne les 20 pages du Transsibérien
que j'ai maintenant bien mémorisé et je finis d'apprendre 2 sonnets de Pablo Neruda.
Il y a un peu de vent et de ce fait, un peu moins de chaleur... Je fais une première pause vers 10h à l'ombre d'une
cathédrale de paille. Les pistes sont longues, rectilignes et le balisage parfois un peu déficient.
Plus tard, je m'arrête à l'ombre d'un amandier, je casse quelques amandes et un peu plus loin, c'est un figuier qui
me prodigue quelques bonnes figues. Trois kilomètres avant d'arriver à l'étape, je ne résiste pas et je me régale
de deux belles grappes de raisin blanc.
Comme chaque jour, les derniers kilomètres me paraissent bien longs, alors je déclame une bonne partie de tous
les poèmes que j'ai à mon répertoire et ainsi le chemin me paraît moins long. J'arrive à 13h30 devant la Plaza de Toros
de La Roda. Je téléphone à Maria et après 20 minutes, un homme vient m'ouvrir l'Albergue. Je mets mes sandales et
vais à la cafétéria de la station Repsol où je vais reprendre quelques forces avec un "Plato Combinado" et une grande
cerveza. Puis retour à l'Albergue, douche, lessive, repos, carnet et sieste...
En fin d'après-midi, je vais à la Cafétéria Flor de la Mancha où je bois un Double Tinto de Verano.
J'ai la Wifi et je peux envoyer des messages, mettre quelques photos sur Facebook et téléphoner avec Whatsapp.
Au dîner, on me sert un Pastel de Bacalao accompagné d'un vino blanco et pour terminer, un verre de Pacharan !
Retour à l'Albergue à 21h et au cœur de cette Plaza de Toros qu'une pleine lune fait resplendir et qui est plongée
dans un grand silence que nul mugissement ne vient déranger, je vais vite plonger dans un profond sommeil...
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